Qui paie les frais de notaire ?

✍️ Simulvia 🔄 Mis à jour le 14 juin 2026 ⏱ 6 min de lecture

Savoir qui paie les frais de notaire est une question de principe tranchée par la loi : sauf accord contraire, c’est l’acheteur. Voici ce que dit précisément le Code civil, comment et quand ces frais se règlent, et les rares cas où le vendeur peut les prendre à sa charge.

Qui paie les frais de notaire ? — Simulvia
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En bref
  • En principe, c’est l’acheteur qui paie les frais de notaire (article 1593 du Code civil).
  • Ils se règlent le jour de la signature de l’acte authentique, en plus du prix du bien.
  • Exception : la clause « acte en main » fait porter les frais sur le vendeur — elle doit être écrite.
  • Dans le neuf, certains promoteurs offrent les frais : c’est une remise commerciale, le vendeur les absorbe.
  • Quelques frais restent toujours au vendeur (mainlevée d’hypothèque, par exemple).
01
Qui paie les frais de notaire : la règle de principe

La réponse à la question « qui paie les frais de notaire » figure noir sur blanc dans le Code civil. L’article 1593 pose que les frais d’actes et autres accessoires à la vente sont à la charge de l’acheteur. Autrement dit, l’acquéreur règle, en plus du prix, l’intégralité des frais d’acquisition.

💡 À retenir

Cette règle vaut pour tous les biens — maison, appartement, terrain — qu’ils soient neufs ou anciens. Le vendeur, lui, encaisse le prix net.

Cette disposition n’étant pas d’ordre public, les parties peuvent y déroger par une clause expresse (voir plus bas). Mais en l’absence d’accord particulier, l’acheteur paie. Pour le détail du calcul, voir comment calculer les frais de notaire ?

02
Quand et comment l’acheteur les règle

Les frais ne se paient pas au moment du compromis, mais à la signature de l’acte authentique, le jour du transfert de propriété — généralement quelques mois après le compromis.

1
Une provision est demandée
Le notaire réclame une somme couvrant taxes, émoluments et débours, à verser avant ou le jour de la signature.
2
Le paiement se fait par virement
L’acheteur transfère le prix + les frais sur le compte de l’étude, le jour de l’acte.
3
Un trop-perçu est restitué
Si la provision dépasse les frais réels, le notaire rembourse la différence après l’enregistrement de l’acte.

À noter : les frais peuvent parfois être intégrés au prêt immobilier (financement dit « à 110 % »), mais beaucoup de banques préfèrent qu’ils soient couverts par l’apport personnel.

03
L’exception : la clause « acte en main »

Vendeur et acheteur peuvent convenir que le vendeur supporte les frais : c’est la vente « acte en main ». Pour être valable, cette clause doit impérativement figurer dans le compromis ou la promesse de vente.

Le piège

L’« acte en main » n’efface pas les frais : le vendeur les réintègre généralement au prix affiché. L’avantage est surtout de présenter un prix « tout compris » — utile quand l’acheteur dispose d’un apport limité, mais pas d’une vraie économie.

04
Le neuf : les « frais offerts » par le promoteur

Dans les programmes neufs, on voit souvent l’argument « frais de notaire offerts ». Il s’agit d’une opération commerciale : le promoteur (le vendeur) prend les frais à sa charge pour rendre l’offre attractive. Juridiquement, c’est une forme d’acte en main appliquée à la promotion immobilière.

Rappelons que dans le neuf, ces frais sont déjà bien plus faibles que dans l’ancien — autour de 2 à 3 % du prix. Pour comprendre pourquoi, voir frais de notaire dans l’ancien ou le neuf : quelles différences ?

05
Ce qui reste à la charge du vendeur

Même quand l’acheteur règle les frais d’acquisition, certains frais incombent toujours au vendeur, car ils découlent de ses propres obligations.

FraisÀ la charge de
Droits de mutation, émoluments, débours, CSIAcheteur
Mainlevée d’hypothèque (si prêt en cours)Vendeur
Diagnostics immobiliers obligatoiresVendeur
Commission d’agenceSelon le mandat

La commission d’agence mérite attention : selon que le mandat la met « à la charge acquéreur » ou « charge vendeur », elle peut modifier l’assiette des droits de mutation, donc le montant final des frais.

06
Exemple concret : qui paie quoi ?
Maison ancienne · Prix net vendeur 250 000 € · vendeur ayant un prêt en cours
PosteMontant indicatifPayé par
Frais d’acquisition (« frais de notaire »)≈ 20 000 €Acheteur
Frais de mainlevée d’hypothèquequelques centaines d’€Vendeur
Diagnostics (DPE, amiante, électricité…)≈ 300 à 600 €Vendeur

Le gros de la facture — les 20 000 € de frais d’acquisition — pèse donc sur l’acheteur. Pour replacer cette somme dans le budget total de l’opération, voir le Guide complet de l’achat immobilier.

07
Utiliser un calculateur

Puisque c’est l’acheteur qui supporte ces frais, mieux vaut en connaître le montant avant de signer le compromis. Le calculateur de frais de notaire Simulvia estime en quelques secondes la somme à provisionner selon le prix et le type de bien, pour l’intégrer sereinement à votre plan de financement.

Pour suivre toutes les étapes de l’achat, de l’offre à la remise des clés, appuyez-vous sur le Guide complet de l’achat immobilier.

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08
FAQ — Questions fréquentes
En principe non : l’acheteur règle les frais d’acquisition. Le vendeur n’assume que les frais liés à ses propres obligations (mainlevée d’hypothèque, diagnostics) ou la totalité s’il accepte une clause « acte en main ».
Le jour de la signature de l’acte authentique de vente, par virement, en même temps que le prix. Une provision est demandée en amont, et l’éventuel trop-perçu est restitué ensuite.
Oui, mais c’est une remise commerciale : le promoteur prend les frais à sa charge. Ils restent donc payés — par le vendeur cette fois — et peuvent être partiellement répercutés sur le prix.
Oui : la règle du Code civil n’est pas impérative. Acheteur et vendeur peuvent convenir d’une clause « acte en main ». Elle doit être écrite dans le compromis ou la promesse de vente pour s’appliquer.
+
Pour aller plus loin
ℹ️ Information importante

Les montants indiqués sont fournis à titre indicatif et peuvent varier selon le bien, le département et la situation des parties. Ces informations sont données à titre informatif et ne constituent ni un conseil juridique, fiscal ou financier. Pour la rédaction d’une clause ou l’analyse de votre situation, rapprochez-vous de votre notaire.

Source : Légifrance — Code civil, article 1593 · Article Simulvia · Immobilier · Mis à jour juin 2026