📌 Article pilier · Mis à jour juin 2026

Guide complet de l’achat immobilier démarches et étapes

L’achat immobilier suit un parcours balisé : recherche, offre, compromis, financement, acte authentique. Voici chaque étape avec ses délais, ses coûts réels et les chiffres 2026 à connaître avant de vous lancer.

✍️ Simulvia 🔄 Juin 2026 ⏱ 12 min de lecture 🧮 3 calculateurs associés
Guide complet de l'achat immobilier — Simulvia
À retenir
  • Comptez 3 à 4 mois entre la signature du compromis et l’acte authentique — et souvent 6 à 12 mois pour l’ensemble du projet.
  • Les frais de notaire représentent 7 à 8,5 % du prix dans l’ancien, 2 à 3 % dans le neuf — la majorité des départements appliquent le taux majoré depuis 2025.
  • Le délai de rétractation après le compromis est de 10 jours — c’est votre seule sortie sans condition ni pénalité.
  • La condition suspensive de prêt vous protège : si le financement est refusé, vous récupérez votre dépôt de garantie.
  • Au-delà du prix : frais de notaire, garantie bancaire, courtier éventuel, déménagement et travaux — prévoyez 10 à 15 % de plus que le prix affiché.
01
Définir son budget réel avant de chercher

Le budget d’un achat immobilier ne se résume pas au prix affiché sur l’annonce. Commencer les visites sans avoir cadré son budget total, c’est risquer un refus de prêt après le compromis — ou découvrir que les frais annexes absorbent l’enveloppe travaux.

La règle bancaire de base : le taux d’endettement maximal est fixé à 35 % des revenus nets (assurance emprunteur incluse), sur une durée de crédit plafonnée à 25 ans dans la plupart des cas. Un apport personnel d’au moins 10 % du prix — de quoi couvrir les frais de notaire et de garantie — est généralement attendu par les banques.

02
Les frais à prévoir en plus du prix d’achat

Pour un achat immobilier dans l’ancien à 250 000 €, le coût total réel se situe entre 270 000 et 290 000 € une fois tous les frais intégrés. Voici le détail.

FraisMontantExemple pour 250 000 € (ancien)
Frais de notaire (ancien)7 à 8,5 % du prix17 500 à 21 000 €
Garantie du prêt (caution ou hypothèque)1 à 2 % du montant emprunté2 000 à 4 500 €
Frais de dossier bancaire500 à 1 500 €500 à 1 500 €
Courtier (si utilisé)1 000 à 3 000 € (souvent au succès)1 000 à 3 000 €
Frais d’agence (si non inclus au prix)3 à 8 % du prixSouvent déjà inclus dans le prix affiché
Déménagement500 à 3 000 €500 à 3 000 €
💡 Frais de notaire 2026

Depuis avril 2025, les départements peuvent relever les droits de mutation de 4,5 % à 5 % — la grande majorité l’ont fait. Pour un bien ancien à 200 000 € au taux majoré, comptez environ 16 000 à 16 500 € de frais. Bonne nouvelle pour les primo-accédants : le budget 2026 prévoit une réduction pouvant aller jusqu’à 50 % des droits de mutation, sous conditions — renseignez-vous auprès de votre notaire.

03
Les étapes de l’achat, de l’offre à l’acte

Une fois le bien trouvé, le parcours d’achat immobilier suit des étapes encadrées par la loi, avec des délais largement incompressibles. Comptez 3 à 4 mois entre le compromis et la remise des clés.

1
L’offre d’achat
Écrite de préférence, elle précise le prix proposé et sa durée de validité (généralement 7 à 14 jours). Une fois acceptée par le vendeur, elle engage les deux parties à poursuivre — c’est le point de départ juridique de la transaction.
2
Le compromis (ou promesse) de vente
Signé 2 à 4 semaines après l’offre, chez le notaire ou en agence. Un dépôt de garantie de 5 à 10 % du prix est versé sur un compte séquestre. Le compromis fixe les conditions suspensives et la date limite de signature de l’acte.
3
Le délai de rétractation : 10 jours
À compter de la notification du compromis, l’acheteur dispose de 10 jours calendaires pour se rétracter sans motif ni pénalité — le dépôt de garantie est intégralement restitué. Passé ce délai, seules les conditions suspensives permettent de sortir sans perte.
4
La recherche de financement : 45 à 60 jours
Le compromis prévoit un délai (généralement 45 à 60 jours) pour obtenir le prêt. Déposez vos demandes dans plusieurs banques dès la signature — l’accord de principe prend 1 à 2 semaines, l’offre de prêt ferme 3 à 5 semaines.
5
L’offre de prêt et le délai de réflexion : 10 jours
Une fois l’offre de prêt reçue, la loi impose un délai de réflexion de 10 jours avant de pouvoir l’accepter — elle ne peut être signée qu’à partir du 11e jour. Ce délai est incompressible.
6
L’acte authentique chez le notaire
Signé 3 à 4 mois après le compromis. Le notaire vérifie les titres de propriété, l’urbanisme et les diagnostics, puis procède au transfert de propriété. Les fonds (prix + frais) doivent être virés chez le notaire quelques jours avant. Remise des clés à la signature.
04
Les visites : quoi vérifier sur place

Une visite sérieuse dure 45 minutes à 1 heure — et un bien qui vous intéresse mérite une seconde visite, à un horaire différent. Voici les points qui coûtent cher s’ils sont ratés.

Point de contrôleCe qu’il faut regarderCoût si problème
Toiture et charpenteTuiles, traces d’humidité au plafond du dernier étage, état visible des combles8 000 à 25 000 €
HumiditéAuréoles, salpêtre, odeur de moisi, peinture cloquée en bas de murs2 000 à 15 000 €
ÉlectricitéÂge du tableau, présence de différentiels, prises de terre5 000 à 15 000 €
FenêtresSimple ou double vitrage, état des joints et des menuiseries400 à 900 €/fenêtre
DPEClasse énergétique — un F ou G implique des travaux et des restrictions à la location20 000 à 50 000 € de rénovation énergétique
Surface réelleLa surface habitable annoncée (loi Carrez en copropriété)Prix au m² faussé
💡 Les diagnostics à exiger

Le vendeur doit fournir le dossier de diagnostic technique : DPE, amiante (avant 1997), plomb (avant 1949), électricité et gaz (installations de plus de 15 ans), termites selon les zones, état des risques. En copropriété, demandez aussi les 3 derniers procès-verbaux d’assemblée générale — ils révèlent les travaux votés ou à venir.

05
Compromis et conditions suspensives

Les conditions suspensives sont vos filets de sécurité : si l’une d’elles ne se réalise pas, la vente est annulée et le dépôt de garantie restitué. Elles se négocient à la rédaction du compromis — pas après.

Condition suspensiveCaractèreCe qu’elle couvre
Obtention du prêtObligatoire (si financement à crédit)Refus de prêt aux conditions prévues au compromis (montant, taux maximal, durée)
Absence de servitude graveStandardServitudes d’urbanisme ou de droit privé révélées par le notaire
Absence de préemptionStandardLa commune renonce à son droit de préemption urbain
Obtention d’un permis ou d’une autorisationÀ négocierUtile si votre projet dépend de travaux soumis à autorisation
Vente préalable de votre bienÀ négocier (rarement acceptée)Évite de porter deux biens — mais affaiblit votre offre face à un autre acheteur
⚠️ Attention au détail du compromis

La condition suspensive de prêt doit mentionner un taux maximal réaliste. Si le compromis indique « prêt à 3 % maximum » et que les banques proposent 3,4 %, vous êtes coincé : soit accepter un taux hors condition, soit perdre la protection. Indiquez une marge par rapport aux taux du moment.

06
Le financement : délais et points clés

Le coût total d’un crédit ne se lit pas sur le seul taux nominal. Le TAEG (taux annuel effectif global) intègre les intérêts, l’assurance emprunteur, la garantie et les frais de dossier — c’est lui qui permet de comparer les offres entre elles.

L’assurance emprunteur pèse lourd : 0,1 à 0,6 % du capital par an selon l’âge et le profil. Depuis la loi Lemoine, elle peut être changée à tout moment sans frais — la déléguer à un assureur externe plutôt qu’à la banque fait économiser plusieurs milliers d’euros sur la durée du prêt.

Le PTZ (prêt à taux zéro) reste disponible en 2026 pour les primo-accédants sous conditions de revenus — il peut financer une partie de l’achat sans intérêts. Les conditions exactes dépendent de la zone et de la composition du foyer : vérifiez votre éligibilité sur service-public.fr ou auprès de votre banque.

💡 Courtier ou démarche directe ?

Un courtier (1 000 à 3 000 €, le plus souvent payés uniquement au succès) compare les banques à votre place et négocie le taux. Son intérêt est maximal pour les profils atypiques (indépendants, CDD) ou quand les écarts de taux entre banques sont importants. Pour un dossier simple, consulter directement 3 ou 4 banques donne souvent un résultat comparable.

07
Neuf ou ancien : ce que ça change
CritèreAncienNeuf (VEFA)
Frais de notaire7 à 8,5 % du prix2 à 3 % du prix
Prix au m²Référence du marché15 à 25 % plus cher que l’ancien comparable
Disponibilité3 à 4 mois (délai de l’acte)12 à 24 mois (construction)
Travaux à prévoirVariables — à intégrer au budgetAucun, garanties constructeur (parfait achèvement, décennale)
Performance énergétiqueSelon DPE — rénovation parfois nécessaireNormes récentes (RE2020)
Négociation du prixMarge de 3 à 8 % couranteFaible — remises promoteur ponctuelles

Pour un achat dans l’ancien avec travaux, estimez le coût de la rénovation avant de faire votre offre — c’est ce chiffre qui détermine si le prix demandé est cohérent. Notre guide Budget rénovation maison donne toutes les fourchettes par poste.

Préparez votre achat immobilier

Frais de notaire, budget total, surface habitable : calculez tous les chiffres de votre projet avant de vous engager.

Frais de notaire Budget achat Surface habitable
→ Utiliser Simulvia
08
FAQ — Questions fréquentes sur l’achat immobilier
Comptez 3 à 4 mois entre la signature du compromis et l’acte authentique — délais de rétractation, de financement et de notaire compris. En ajoutant la phase de recherche, un projet complet prend généralement 6 à 12 mois.
Les frais de notaire (7 à 8,5 % dans l’ancien, 2 à 3 % dans le neuf), la garantie du prêt (1 à 2 % du montant emprunté), les frais de dossier bancaire (500 à 1 500 €), un éventuel courtier, le déménagement et les premiers travaux. Au total, prévoyez 10 à 15 % au-dessus du prix affiché dans l’ancien.
Oui, sans condition pendant les 10 jours du délai de rétractation — le dépôt de garantie est intégralement restitué. Passé ce délai, seule la non-réalisation d’une condition suspensive (refus de prêt notamment) permet d’annuler sans perdre le dépôt de garantie de 5 à 10 %.
Les banques attendent généralement un apport d’au moins 10 % du prix — de quoi couvrir les frais de notaire et de garantie. Un apport de 15 à 20 % améliore les conditions de taux. Les primo-accédants peuvent compléter avec un PTZ sous conditions de revenus.
À cause des droits de mutation, qui représentent environ 70 % des frais dans l’ancien (taxe d’environ 6 % du prix dans la plupart des départements depuis la hausse de 2025). Dans le neuf, cette taxe est réduite à un taux très faible — d’où des frais totaux de 2 à 3 % seulement. Les émoluments du notaire, eux, sont identiques dans les deux cas.
Cela dépend du marché local et de la durée de mise en vente du bien. Un bien en ligne depuis plus de 3 mois ou affiché au-dessus des prix du secteur laisse une marge de négociation de 3 à 8 %. Un bien bien placé au juste prix dans un marché tendu part souvent au prix — voire avec plusieurs offres concurrentes.
C’est un levier de négociation — ces biens se vendent 10 à 20 % moins cher — mais le coût de la rénovation énergétique (20 000 à 50 000 € pour 100 m²) doit être chiffré avant l’offre. Attention si vous comptez louer : les passoires thermiques subissent des restrictions croissantes à la location.
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Pour aller plus loin
Source : Notaires de France — Acheter un bien immobilier · Article Simulvia · Immobilier · Mis à jour juin 2026
Les informations de cet article sont fournies à titre informatif. Elles ne constituent ni un conseil juridique, ni un conseil fiscal ou financier. Pour votre situation personnelle, rapprochez-vous d’un notaire ou d’un professionnel qualifié.